Rubrique Brin de Folie

Morts pour la France

En ce mois de juillet 2024, jamais le Rassemblement National, parti fasciste et raciste, n’a été aussi près de gouverner la France. Un parti qui n’a que pour seule politique, la haine de l’autre et également de voler les français. Mais voter pour ce parti fasciste et raciste, c’est tuer une deuxième fois, ces hommes et ces femmes de tous âges qui sont morts pour la France.

On l’oublie trop souvent, mais des hommes et des femmes, de tout âge, sont morts pour la France. Ce sacrifice étant de chasser l’occupant nazi, dirigé par un fasciste et raciste en la personne d’A. Hilter. Que ce soit en territoire occupé ou en zone libre, ceux que l’on a appelé des terroristes, mais qui étaient finalement des résistants, étaient de toutes nationalités.

Le rôle des étrangers dans la résistance française

La résistance française, également connue sous le nom de Résistance intérieure française (RIF) ou Résistance française de l’intérieur (RFI), était un mouvement clandestin qui a combattu l’occupation allemande et le régime de Vichy en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a fonctionné de l’armistice du 22 juin 1940 à la libération de la France en 1944.
L’organisation et le fonctionnement de la Résistance française étaient complexes et évolutifs. Au début, elle était composée de petits groupes isolés qui se sont progressivement structurés et unifiés, notamment sous la direction de Jean Moulin, envoyé du général de Gaulle. L’unification de la Résistance a été un processus long et difficile, marqué par des rivalités internes et des divergences stratégiques.

Les Juifs, confrontés à une persécution spécifique, ont rejoint la clandestinité pour échapper aux rafles et à la déportation. Ils se sont engagés dans des organisations non juives, mais ont également créé leurs propres réseaux pour l’aide, l’évasion et la lutte armée.

Les étrangers, souvent réfugiés politiques, ont également rejoint la Résistance, surtout les communistes qui ont adhéré aux Francs-tireurs et partisans. Les Polonais, forts de leur expérience de la guerre d’Espagne et présents en nombre en France, ont constitué un contingent important de la Résistance. Ils ont créé leurs propres réseaux, comme le Réseau F2, et ont participé activement aux combats pour la libération de la France.

La Résistance française a mené diverses actions :

  • la diffusion d’une presse clandestine pour contrer la propagande allemande et de Vichy
  • le sabotage des infrastructures allemandes, notamment les voies ferrées et les lignes téléphoniques
  • la collecte et la transmission de renseignements aux Alliés
  • l’organisation de filières d’évasion pour les aviateurs alliés abattus en France
  • des actions armées contre les forces d’occupation et les collaborateurs.

L’impact de la Résistance française sur la libération du territoire est difficile à quantifier. Le général Eisenhower a estimé que l’aide des FFI équivalait à 15 divisions d’infanterie. La Résistance a joué un rôle important dans le harcèlement des forces allemandes, la désorganisation de leurs communications et la fourniture de renseignements aux Alliés.

Les différentes formes de la résistance face aux nazis

La résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale a pris de nombreuses formes, reflétant la diversité de la société française et les dangers de l’occupation.

Actions clandestines :

  • Presse clandestine : La publication et la diffusion de journaux clandestins étaient des activités majeures. Ces journaux fournissaient des informations non censurées, dénonçaient la propagande de Vichy et de l’occupant, et encourageaient la résistance.
  • Renseignement et sabotage : Les réseaux de résistance collectaient des renseignements sur les mouvements de troupes, les fortifications allemandes et les activités ennemies. Ils menaient également des actes de sabotage contre les infrastructures, les lignes de communication et les installations militaires allemandes.
  • Aide à l’évasion : Des réseaux ont aidé les aviateurs alliés abattus et les prisonniers de guerre à s’évader de France, souvent via l’Espagne ou la Suisse.
  • Faux papiers et cachettes : La fabrication de faux papiers était essentielle pour protéger les résistants, les Juifs et d’autres personnes recherchées par les nazis. Des réseaux fournissaient également des cachettes (planques) aux personnes en danger.

Actions publiques :

  • Grèves : Des grèves patriotiques, comme celle des mineurs du Nord-Pas-de-Calais en 1941, ont défié ouvertement l’occupant et le régime de Vichy.
  • Manifestations : Bien que risquées, des manifestations publiques ont eu lieu, comme celle de la rue de Buci à Paris en 1942 pour protester contre le rationnement.
  • Résistance spirituelle : Notamment au sein des communautés religieuses, une résistance spirituelle s’est opposée à l’idéologie nazie et à la collaboration.

Diversité des formes de résistance :

  • Résistance armée et civile : Si la lutte armée est devenue plus importante au fil de la guerre, de nombreux résistants se sont engagés dans des actions non-violentes.
  • Engagement politique : La Résistance ne se limitait pas à la lutte armée. Des mouvements ont élaboré des programmes politiques pour l’après-guerre, préparant le terrain pour la reconstruction de la France.
  • Unification progressive : Au début, la Résistance était fragmentée en de nombreux mouvements et réseaux. L’unification s’est faite progressivement sous l’impulsion de personnalités comme Jean Moulin et le général de Gaulle, aboutissant à la création du Conseil National de la Résistance (CNR).

Il est important de noter que la résistance a pris des formes différentes selon les régions, les milieux sociaux et les convictions politiques. La participation des femmes, des étrangers et des minorités, souvent confrontés à des risques spécifiques, a été essentielle à la résistance.

Morts pour la France

Le nombre de résistants morts pendant la Seconde Guerre mondiale est un sujet complexe et les sources ne s’accordent pas sur un chiffre précis. Les estimations varient en fonction des critères utilisés pour définir un « Résistant » et des sources disponibles.

Les sources reconnaissent la difficulté d’établir un nombre définitif de résistants morts en raison de la nature clandestine de la Résistance et des destructions de la guerre.
Définition de « résistant » : Il est difficile de déterminer qui doit être inclus dans le décompte des résistants. Faut-il inclure uniquement les membres actifs de réseaux et de mouvements de résistance, ou également les personnes ayant apporté un soutien occasionnel ou limité ?
Manque de sources fiables : Certaines sources, comme les chiffres avancés par le Parti communiste français (PCF) après la guerre, ont été jugées exagérées par des historiens. De plus, de nombreux résistants n’ont pas été officiellement reconnus après la guerre.

Les sources identifient plusieurs catégories de résistants morts pendant la guerre, notamment :

  • Les fusillés par la justice militaire allemande
  • Les otages exécutés par les Allemands
  • Les exécutés par le régime de Vichy
  • Les résistants morts au combat
  • Les morts en déportation en Allemagne

Malgré ces difficultés, les sources s’accordent sur une fourchette approximative de 37 500 à 43 200 résistants morts pour la France au titre de la Résistance intérieure. Ce chiffre inclut les fusillés, les morts au combat et les déportés membres de la résistance organisée. Il convient d’ajouter à ce nombre environ 5 700 morts au titre de la résistance civile, ce qui porte le bilan total à environ 43 200 morts.
Il est important de noter que ces chiffres sont approximatifs et que la recherche historique continue d’affiner notre compréhension du nombre de victimes de la répression.

Oui, en votant Rassemblement National, on a tué une deuxième ces hommes et ces femmes morts pour la France. Pourtant, ils ont donné leurs vies pour que plus jamais des fascistes et racistes ne puissent diriger la France. Pourtant..... il faut croire que l’on a oublié ceux-ci.



Par laurent, publié le lundi 8 juillet 2024
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