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Le poilu bleu

En ce jour commémorant l’armistice de la grande guerre de 14-18, signée le 11 novembre 1918 à 5h15, nous ne pouvions pas déroger à cette journée du souvenir.
Souvenir de ces quatre années ne devant durer au début que quelques semaines ou mois suivant les plus pessimistes.
Souvenir de ces quatre années où longtemps la grande muette a considéré le « poilu » comme de la chair à canon, remplaçable à souhait.
Souvenir de ces quatre années où l’enfer était quotidien pour ces hommes blessés dans leurs chairs mais aussi leurs esprits.
Souvenirs de ces quatre années, où l’homme se battait aussi contre les poux, les puces, les rats et diverses maladies.
Souvenirs de ces quatre années où ils sont revenus pour beaucoup mutilés, laissant une partie d’eux-mêmes sur les champs de bataille.
Souvenirs de ces quatre années, où l’état français/l’armée française n’hésitait pas à mettre dans les tranchées les populations de toutes ces colonies.
Souvenirs de ces quatre années où ces femmes, ces mères ont vu revenir des hommes ayant perdu une partie de leurs humanité et ne comprenant plus rien au monde qui bougeait.
Souvenirs de ces quatre années qui s’effacent malheureusement trop vite pour nos générations actuelles et futures ne comprenant pas parfois à quoi peut servir le monument au mort.

Le monument de Varès dans le Lot et Garonne, à la particularité (et ils ne sont pas nombreux) d’avoir son poilu peint avec la couleur correspondant à sa tenue de guerre.


Pour ne pas oublier, retour dans cette période guerrière avec Ferdinand Gilson, 106 ans, l’un des derniers combattants de la guerre de 14-18. C’était le 11 novembre 2004 à Les Choux (Loiret) le village où il demeurait. Il est décédé le 26 février 2006.
Pour ne pas oublier....


Souvenirs, souvenirs avec le cinématographe et le film Paths of Glory [1] (Les Sentiers de la gloire). Il nous fait revivre en partie cette guerre avec cet épisode où un général français n’hésite pas à faire tirer sur les hommes de son propre régiment. [2].


[2Il s’agit en l’occurence de l’affaire des caporaux de Souain où le général Réveilhac aurait fait tirer l’un des ses propres régiments (le 336e régiment d’infanterie) dont les hommes refusaient de sortir des tranchées lors d’un assaut suicidaire contre une colline occupée par les Allemands, avant de faire exécuter quatre caporaux le 17 mars 1915.


Par laurent, publié le mercredi 11 novembre 2015
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