Rubrique Mort de Rire

En 2017 c’est 1984 ?

Il y a encore quelques années, un tollé général serait monté de l’ensemble de la classe politique, arguant que l’on bafoue à tout va nos libertés si chèrement acquises. Mais aujourd’hui, en cette fin d’année 2015, il semble que tout soit permis pour limiter de plus en plus le simple fait d’être libre.
Il en va ainsi maintenant suite aux événements tragiques du 7 et 9 janvier 2015. Ainsi, au lendemain de l’attaque contre le journal Hara Kiri puis d’une d’une supérette cacher, le gouvernement a fait voter par l’ensemble de la classe politique ce qui a été appelé la loi relative au renseignement.

Nous avons ici même (voir ici, ici aussi et encore ici), dit tout le « bien » que nous pensions de celle-ci et les avantages certains pour mieux nous contrôler.
Cette loi n’a malheureusement pas empêché les événements tragiques du 13 novembre 2015. Pour répondre à la peur qui envahit les français et ce bien avant cette année tragique (qui n’est pas finie), le gouvernement actuel a décidé d’aller encore plus loin dans le recul de nos libertés.

C’est ce que nous apprend un article du journal Le Monde (édition abonné) avec, au programme, des propositions comme :
- allonger la durée de la retenue pour vérification d’identité à 8 heures,
- pouvoir abaisser le seuil des radars routiers sur une zone déterminée afin de flasher (sans émission de contravention) l’ensemble du trafic routier et ainsi localiser un véhicule,
- interdire et bloquer les communications des réseaux [d’anonymisation sur Internet] TOR en France,
-  identifier les applications de VoIP [téléphonie par Internet] et obliger les éditeurs à communiquer aux forces de sécurité les clefs de chiffrement,
- interdire les connexions Wi-Fi libres et partagées durant l’état d’urgence et supprimer les connexions Wi-Fi publiques, sous peine de sanctions pénales, en raison de la difficulté d’identification des personnes connectées,
- interdire de respirer sauf quand vous êtes autorisé par les forces de l’ordre. Ce n’est pas encore proposé, mais demain qui sait, cela risque d’être le cas.

La Liberté guidant le peuple, par Eugène Delacroix.


Comme on le voit, chaque jour qui passe, nos libertés si chèrement acquises et trop souvent par le sacrifice de milliers d’hommes et de femmes, sont aujourd’hui en train de fondre au soleil. Il est à craindre que demain la devise Liberté Egalité Fraternité qui anime le peuple de France ne soit plus qu’un lointain souvenir.
Interdire, interdire et encore interdire, voilà le maitre mot d’un gouvernement se voulant de gauche interdisant tout et n’importe quoi car ne sachant pas comment répondre à cette peur qui s’est installée depuis de nombreuses années dans le coeur des français, voyant de plus en plus des ennemis partout, même à ceux qui tendent une main pour simplement dire « Bonjour ! ».
Alors, faut-il en rire ou en pleurer ? A chacun son libre arbitre ! En tout état de cause, le risque est pour demain ou le mot République Française ne sera plus qu’un voile masquant pudiquement une dictature n’osant pas s’afficher ! Surtout si le parti d’extrême droite française (car il s’agit bien d’un parti d’extrême droite, même si ses dirigeants s’en défendent) avec la « famille » Le Pen devait être élu en 2017 aux élections présidentielles.



Par laurent, publié le lundi 7 décembre 2015
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