Rubrique Développement Durable

Mais n’est-ce pas trop tard ?

La conférence mondiale sur le climat (COP21) qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre, a pour objectif de conclure un accord universel pour remplacer Kyoto, applicable à partir de 2020 aux 195 pays afin de limiter la hausse des températures à 2 °C [1]. Mais n’est-ce pas trop tard ? Le mécanisme du réchauffement climatique qui est enclenché ne pourra pas s’arrêter comme une voiture en appuyant sur la pédale de frein !

Ainsi, Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, dans un interview au journal Le Monde, déclare... "dans l’Arctique, la fonte des glaces est alarmante. Elle est due à la hausse continue des températures – le mois de juillet 2015 a été le plus chaud jamais mesuré au niveau mondial. Les glaciers continueront à fondre, le niveau de la mer continuera à monter graduellement, les écosystèmes vont changer et affecter la biodiversité. Nous n’avons donc plus de temps à perdre."
De plus, comme il le souligne "ce qui est inquiétant, c’est qu’il reste des obstacles délicats à surmonter. D’abord, le niveau des ambitions. Ensuite, la nature juridique de l’accord : sera-t-il légalement contraignant ou sera-t-il un simple accord ? Troisièmement, la question des responsabilités que nous appelons le principe des " responsabilités communes mais différenciées ". Le quatrième problème est la question-clé du financement. Ce sont les quatre problèmes majeurs auxquels nous nous attaquons maintenant."

On le voit, Ban Ki-moon même s’il se veut optimiste en déclarant "c’est un commencement, un moment décisif dans la lutte contre le réchauffement" en parlant du sommet de Paris, sait très bien qu’entre les décisions et les faits, le processus de réchauffement climatique ne pourra plus malheureusement s’arrêter.

Voir en ligne : Ban Ki-moon : « Nous n’avons plus de temps à perdre » sur le climat (édition abonné)


Publié le jeudi 27 août 2015
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